Sept points

(02/03-2017) - Seven Stitches en français?

Vous savez peut-être que j'écris une série de thrillers en anglais. La série des David Alix. Ce détective ou ce policier spécialisé dans les meurtres en série va d'aventures en aventures. Le troisième tome vient de sortir et je travaille déjà sur le quatrième tome.

Quelque part j'avais un peu l'impression que, du fait où je suis connu en tant que psy, ce genre de littérature sanguinolante risque d'effrayer les lecteurs de mon blog, mes patients et bien d'autres.  Donc je me suis dit que j'allais les écrire en anglais car je suis bien moins connu en tant que psy dans le monde anglophone.

Chaque fois que j'ai sorti un nouveau thriller, j'en ai parlé sur Facebook, maintenant sur Google+ et sur mon blog perso.

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Grande a été ma surprise lorsqu'à chaque sortie, plusieurs personnes ont exprimé leur regrets que les livres soient en anglais... Aussi sanguinolants soient-ils.

Alors, après avoir reçu encore une fois plusieurs demandes depuis la sortie de mon dernier, 1,000 Cuts (mille coupures), je me suis plié aux demandes et j'ai donc commencé à traduire, ou plutôt à réécrire, mes thrillers en français.

J'ai commencé par le premier de la série: Seven Stitches (sept points) et ça avance bien (c'est-à-dire que je connais bien l'histoire, donc ça va vite). Je commence par traduire, puis, je reformule.

Petit cadeau avant le week-end, voici le chapitre deux... Après, vous ne direz pas que je ne vous ai pas prévenu!

Une douleur.

Une douleur intense.

Une douleur blanche.

L’homme ouvre la bouche et crie, mais le cri n’atteint pas ses oreilles.

Sa tête est solidement fixée à l’aide de sangles et les mains introduisent un serre-joint dans sa bouche et l’obligent à s’ouvrir petit à petit.

Il essaye de résister, mais c’est parfaitement impossible.

Il essaye de parler, il essaye de crier, mais les mots ne sortent que comme des gargouillis aigus.Son bourreau plante alors deux hameçons dans la pointe de sa langue et commence à tirer.

Il veut dire “non”.

Il veut hurler “non”.

Il veut secouer sa tête de gauche à droite.

Il veut s’échapper de cette atroce douleur qui circule dans tout son corps et maintenant aussi au travers de sa langue. Mais il est totalement impuissant.

C’est alors qu’il voit la lame recourbée du couteau s’approcher. Lentement.

Il crie des sons inarticulés. Il urine.

Le couteau glisse rapidement sous sa langue et en fait le tour souplement.

Une fois cette danse circulaire accomplie, la langue quitte son foyer humide et sautille dans l’air, seulement retenue par les deux hameçons.

Le sang emplit sa bouche instantanément. Il ne peut pas l’avaler et commence à gargouiller.

Les deux mains enlèvent le serre-joint et les sangles et il peut laisser le sang couler à terre. Il sait qu’il n’a pas pu s’empêcher d’en avaler un peu. Rien que l’idée lui donne la nausée.

Il pleure.

Il crie.

Il supplie.

Seuls des sons inarticulés, des pleurs lugubres sortent de sa bouche mutilée.

Il transpire. Il est essoufflé. Son pantalon est mouillé.

Tout son corps n’est qu’une douleur insupportable.

S’il le pouvait, il se tuerait pour arrêter cette douleur.

Il était déjà affaibli par la douleur vécue ces deux derniers jours. Le sang qui coule de sa bouche l’affaiblit encore plus.

Son oeil droit peut voir sa langue qui repose dans un bocal transparent. Ce même bocal qui contient son oeil gauche.

Le bocal est ouvert et des mouches vertes et brillantes y ont élu domicile. Elles ont pondu des petits oeufs blancs sur l’oeil.

Les mouches inspectent le nouveau morceau de viande qui vient de leur être servi.

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