Category Archives for Billets de psy

La Zizanie

(04/05-2017) - Je n'habite pas en France, donc je ne vote pas. Pas parce que je n'ai plus la nationalité française. Pas parce que je ne le peux pas. Mais tout simplement parce que vu que je n'habite pas le pays, je ne veux pas me mêler de qui deviendra président ou parlementaire.

Néanmoins, j'aime suivre les débats d'entre deux tours: Communication, langage corporel, arguments. La façon dont Sarkozy avait désarçonné Ségolène Royal et l'avait fait exploser sur le plateau était impressionnante. De toute évidence, c'était prévu et on se souvient tous la façon dont Sarkozy ne regardait même pas Royal mais ses papiers alors que cette dernière partait en live. À partir de ce moment et lorsque Sarkozy a placé l'estocade finale en lui disant qu'un président se devait de rester calme (ce qui pourtant a été loin d'être le cas lors du quinquennat de Sarkozy), on savait qui allait devenir président.

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Pauvreté et criminalité

Violence

(05/06-2014) – Régulièrement, on peut lire dans les journaux ou sur Facebook ou autres réseaux sociaux, que pour venir à bout de la criminalité, il faut combattre la pauvreté et éduquer les gens.

C’est marrant, car c’est un des trucs qui peut me vexer énormément.

Je trouve cette stigmatisation de la pauvreté ou même des revenus modestes très gênante.

Étant enfant, j’ai vécu dans le groupe d’HLM la C.I.L.O.F à Neuilly-sur-Marne (93), mes parents étaient divorcés. Ce n’était pas encore la mode et j’étais le seul de l’école à avoir des parents divorcés. Cela avait été un divorce très dur avec engueulades, insultes, vaisselle cassée et tout et tout. Je vivais donc avec ma mère qui était seule à une époque où il n’y avait pas toutes ces aides sociales.

La famille au-dessus, le mari était éboueur. Les autres voisins étaient de condition tout aussi modeste, s’ils travaillaient.

Aucun de nos voisins n’était criminel. Aucun de mes copains, avec qui je passais mes mercredis après-midi à jouer aux cow-boys et aux Indiens, n’était criminel. Bien sûr, nous faisions des bêtises de temps à autre ou nous nous battions, mais ce n’était rien de criminel (et en plus, on pouvait être aussi bons copains après une bonne baston).

Plus tard, lorsque je suis arrivé au Danemark, en 1983, je ne parlais pas danois ni rien. J’ai appris la langue, j’allais aux cours du soir pour passer mon bac et j’ai fait à peu près tous les boulots que personne ne prenait, comme un bon travailleur immigré : j’ai travaillé dans une scierie à déplacer plusieurs tonnes de bois par jour, nettoyage industriel, nettoyage des w.c. à la DSB (ce qui correspond à la SNCF en France), pour ce qui est d’un boulot dégueulasse, je vous le recommande ! En hiver, comme je me déplaçais d’un immeuble à l’autre à pied avec un jerrican de 50 litres d’eau et de savon sur un diable, ainsi que mon seau, grattoir, etc., l’eau qui était sur mes gants avait le temps de geler et de devenir des glaçons avant que j’arrive à l’immeuble en face. La vache, il caillait !

Je vivais dans une chambre que je louais avec deux plaques communes pour faire cuire la tambouille dans le couloir commun et lorsque je pouvais, je faisais la manche : j’allais jouer de la guitare dans la rue. Jouer de la guitare dans la rue au Danemark en décembre et bouger les doigts sous ce froid, je vous le recommande. Ou alors, j’allais ramener les bouteilles vides que je trouvais dans la rue pour toucher la consigne (ben oui, j’ai fait les poubelles).

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PayPal m’a tuer

Paypal

(03/04-2014) – J’ai trouvé un nouveau sport.

Lire les pourriels (aussi appelés spam – courriels non sollicité).

Je reçois une foule de pourriels et depuis quelques temps, j’utilise un nouveau système anti-pourriel qui demande confirmation de l’envoyeur (BoxTrapper).

Comme c’est un système qui fonctionne avec un système de liste blanche et liste noire, il me faut de temps en temps aller y faire un tour et débloquer certains messages bloqués par erreur.

Et là  j’ai retrouvé des pourriels assez désopilants et j’ai concocté un petit mélange.

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Faire ça ou peigner la girafe, hein ?

Pauvre Marius?

(20/02-2014) – Des dizaines de roquettes s’abattent régulièrement sur mon pays. Personne ne réagit.

Si, lorsque nous détruisons les rampes de lancement, nous tuons un des terroristes, l’Europe entre en ébullition.

Des milliers de personnes sont assassinées en Syrie chaque jour, personne ne réagit.

Si une girafe de 18 mois est abattue dans le zoo de Copenhague, l’Europe entre en ébullition.

On s’offusque du sort d’une girafe, mais on n’agit pas par rapport aux conditions de vie misérables des poules pondeuses, des conditions de vie des poulets (17 à 22 poulets/m2, soit moins d’une feuille A4 par poulet), des conditions de vie des cochons, qui n’ont rien de rose.

Les végétariens ne devraient pas être trop fiers non plus. Avez-vous vu comment on traite les vaches laitières, par exemple ? : des veaux séparés de leur mère dès la naissance, comme vous pouvez le voir dans ce petit reportage de France3 (une minute cinquante-quatre)

Des vaches épuisées de produire tant de lait, des cornes brûlées à l’acide, l’abattoir pour seule perspective… C’est presque une libération.

Et pourtant, tout ça, on le sait. Il suffit d’aller sur YouTube et de le voir, ou tout simplement de s’y intéresser. Mais non, on préfère s’apitoyer sur le sort d’une girafe copenhagoise.

Pourquoi ?

La réponse est en plusieurs parties :

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