(11/07-2024) – Dans un geste audacieux et hilarant, le Danemark a récemment introduit une taxe sur les émissions de gaz à effet de serre produites par les vaches et les porcs… C’est-à-dire: Sur les pets de vaches et de porcs.

Cette nouvelle taxe prétend réduire les émissions de méthane. J’aimerais bien voir ça.

Une taxe inédite et ses implications

La loi prévoit que les agriculteurs danois, déjà accablés par les multiples défis de l’industrie agricole, seront désormais imposés sur les pets de leur bétail. Car tout le monde sait que les agriculteurs ont plein d’argent, ne travaillent pas beaucoup et ont beaucoup de temps pour toute cette paperasse administrative.

C’est d’ailleurs pour ces raisons que les agriculteurs Français ont manifesté début 2024: Ils avaient trop d’argent, pas assez de paperasse.

Une estimation des émissions

Chaque vache produit environ 6 tonnes métriques de CO2 équivalent par an. Je sais, ça paraît beaucoup, mais franchement, on s’en fout!

Dès 2030, les agriculteurs danois devront payer 300 couronnes danoises (environ 40 €) par tonne d’équivalent CO2 émis par leurs animaux, montant qui augmentera à 750 couronnes (environ 100 €) d’ici 2035.

Je vous laisse faire le calcul de combien cela va coûter à chaque agriculteur. Cette taxe va bien entendu se reporter sur les consommateurs, augmenter le prix de la viande danoise et totalement plomber l’économie danoise.

Car bien entendu, si le consommateur a le choix entre un steak danois à 15 € le kilo et un steak allemand ou français à 12 € le kilo, le choix est vite fait.

Une inspiration pour la France, championne de l’impôt

« Mais qu’est-ce qu’on en a à faire? » vous demandez-vous peut-être.

La France, connue pour son amour inégalé des taxes et des impôts sous toutes leurs formes, pourrait bien trouver ici une nouvelle source d’inspiration.

Avec le Danemark, la France est un champion incontesté en matière de créativité fiscale. En 2018, la France ne comptait pas moins de 486 taxes différentes, allant des taxes sur les sodas aux taxes sur les disques durs.

L’idée d’une taxe sur les pets de vaches pourrait donc aisément trouver sa place dans ce paysage fiscal déjà bien rempli.

Après tout, qui ne voudrait pas ajouter une ligne supplémentaire à sa feuille d’impôts : « Taxe sur les émissions bovines ».

La réalité des émissions de CO2

Pour remettre les choses en perspective, rappelons que le CO2 représente environ 0,041 % de l’atmosphère terrestre.

Oui, vous lisez bien: 0,041 %. Moins de 0,05% ! (source)

Savez-vous quel est le pourcentage des activités humaines dans ces 0,041% ?

4%.

4% des activités humaines contribuent à ces 0,041%.

Le reste, soit 96% de ces 0,041% est généré par des sources naturelles telles que les océans, les sols et la respiration des êtres vivants (hors activité humaine).

Oui, les humains ne contribuent qu’à 4 % de ces 0,041 %, mais ne laissons pas les chiffres nous empêcher de sauver la planète une vache à la fois.

Pour sauver la planète, le Danemark passe à l’attaque des pets

Ma discussion avec ChatGPT.

Le Danemark, un petit pays aux grandes ambitions

Je vous mets au défi de voir le Danemark sur un globe sans utiliser une loupe!

Comparez le Danemark et sa taille avec d’autres pays.

Je vais vous faciliter la tâche: Le Danemark fait environ 42 933 km², en excluant le Groenland et les îles Féroé.

Pour visualiser ça, imaginez que le Danemark est à peu près de la taille de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en France, qui fait environ 31 400 km². Le Danemark est légèrement plus grand que cette région.

Il y a environ 5,8 millions d’habitants au Danemark, ce qui fait que la population du Danemark est comparable à celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui compte environ 8 millions d’habitants, un peu plus que la population danoise.

Est-ce que les quelques habitants de ce pays minuscule s’imaginent vraiment sauver la planète en mettant une taxe sur les pets bovins et porcins? Le Danemark représente environ 0,1 % des émissions mondiales de CO₂ d’après les chiffres. Je vous laisse faire le calcul en prenant en compte ce que ça va changer pour la planète.

À part donner de bonnes idées de nouvelles taxes « escrologiques » aux autres pays, je ne vois pas trop l’utilité de ça.

L’ironie d’une telle mesure

La mise en place de cette taxe pose une question fondamentale : comment une taxe peut-elle effectivement réduire ces émissions ? Les vaches vont-elles soudainement cesser de péter parce qu’elles coûtent trop cher ?

On imagine déjà les vaches danoises faisant la grève des flatulences, brandissant des pancartes en pâturage. L’idée est certes louable, mais semble-t-il, légèrement décalée par rapport à la réalité biologique de ces animaux.

Peut-être que la prochaine étape sera de s’attaquer aux pets des habitants en mettant des taxes sur certains aliments: Les haricots blancs, les lentilles et autres peut-être?

En conclusion, la nouvelle taxe danoise sur les pets des vaches et des porcs porte à s’interroger sur l’efficacité réelle de cette mesure.

La France, avec son appétit insatiable pour les taxes, pourrait bien emboîter le pas, ajoutant une ligne supplémentaire à son impressionnant arsenal fiscal.

Ah, le monde merveilleux de la taxation verte où chaque pet compte! (Cyril Malka)