Descente aux enfers

(15/12-2014) – C’est le nom de la deuxième partie de Croire en demain. Le premier livre était nommé “Boule de flipper”, et ce deuxième volet est donc nommé “Descente aux enfers”.

J’ai travaillé de façon plus concentrée sur ce deuxième tome que sur le premier et je n’ai mis que cinq mois pour le finaliser.

Pour l’instant il reste à le revoir et à le corriger avant qu’il parte à la mise en page, puis la publication. Donc, avec un peu de chance, il sera fini pour la fin de l’année ou début d’année prochaine.

Je ne pense pas qu’il sera sorti pour Noël, mais avec un peu de chance, pour les étrennes.

J’avais peur avant que “Boule de flipper” sorte. C’était la première fois que je parlais de moi publiquement. En général, je ne parle pas trop de moi et même ma famille proche ne sait pas grand-chose sur ce qui m’est arrivé. J’ai été agréablement surpris de voir que ce livre a été vendu (je le suis toujours, d’ailleurs).

J’avais pensé écrire un volet par an donc une sortie en 2014, une en 2015 et une en 2016. Mais j’ai reçu tellement de mails me demandant la suite que j’ai activé le processus et que le deuxième volet, “Descente aux enfers” va sortir dans quelque temps.

Mais cela n’a rien enlevé de mes inquiétudes, qui maintenant sont d’une autre nature: Du fait où ce n’est plus le Cyril enfant, mais le Cyril-ado, ou jeune homme, n’est-ce pas moins intéressant? Et vu la façon dont il se comporte… (vu qu’il y a des actions criminelles dans cette partie, je ne me suis pas contenté de changer les noms de personnes, mais également les noms de quelques lieux).

Ne va-t-on pas alors trouver ce Cyril antipathique? Et en plus, est-ce que cette partie est moins intéressante maintenant que nous avons passé la case “enfance”?

Que de doutes…

Vu que cette partie sort bientôt, je sens que je vais bien vite être fixé sur ce sujet…

En attendant la publication, voici ici un tout petit passage (pas encore rédigé, donc, ‘scusez les fôte, m’sieurs-dames).

La scène se passe au bureau de poste de Dinan:

Il donne son paquet à la guichetière, paye, prend la facture et se retourne pour s’en aller.

Dans la queue d’à côté, une vieille dame sort de la queue également. Elle est toute petite, elle doit bien avoir 70 ans. Elle a un petit sac qui est ouvert et elle est en train de recompter de l’argent qu’elle vient apparemment de retirer. Un gros tas de billets de cent francs.

Cyril regarde et essaye d’évaluer. En tous cas, il y en a au moins 20 ou 25… Au moins.

La petite dame, après avoir recompté, met son argent dans son sac et elle trottine vers la sortie.

Ce mercredi matin, il n’y a pratiquement personne dehors.

Cyril voit le film se dérouler sous ses yeux : il la laisse sortir, la suit un peu, puis, il court, il lui arrache son sac et court se réfugier chez lui. Ce n’est pas très loin. Même si elle crie, personne n’aura le temps d’agir. Cyril ne peut pas courir longtemps, mais il peut courir vite. Il sera chez lui avant que quiconque n’ait le temps de faire quoi que ce soit.

Il observe les mains un peu déformées de la petite dame qui s’aide d’une canne pour avancer.

Avec des mains comme ça, elle ne pourra pas retenir son sac. C’est sûr. Et elle a l’air si fragile, qu’elle ne résistera pas. Va savoir si elle aura le temps de crier.

Cyril commence à suivre la petite dame trottinante. Il fait mine de regarder les timbres accrochés aux murs de la poste pour justifier sa marche lente.

Ben oui, on est un voleur ou on ne l’est pas, hein ? On l’a bien dit : il est un voleur. Même tout petit, il était voleur déjà. Combien de fois ne lui a-t-on pas répété : Voleur, le vice dans la peau, vicieux…

Comme frappé par la foudre, Cyril s’immobilise. Va-t-il vraiment confirmer ces accusations ? (Cyril Malka)

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