Coup d’État médiatique

(15/11-2020) – On a connu ça en France lors des dernières élections présidentielles. Emmanuel Macron, qui n’était pas vraiment connu du public était en première page de la plupart des magazines et des journaux, on n’entendait parler que de lui, il était à la radio, à la télé, interview sur interview et, bien entendu, vu qu’il était face à Marine Le Pen au deuxième tour, il n’y avait pas vraiment le choix et il a gagné.

Ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est comment les médias ont imposé un président dans l’esprit des Français. Vu de l’extérieur (je n’habite pas la France), c’était impressionnant à voir.

Ce qui se passe en ce moment est beaucoup plus sérieux: Les médias américains (surtout CNN) d’un côté et les grands sites internet tels que Facebook, Twitter, Wikipedia et autres se sont directement mêlés des élections et continuent à le faire.

Les médias français, qui depuis maintenant longtemps ne font plus de journalistique ou de recherche, suivent bêtement le mouvement ce qui fait que les Français sont toujours sous l’impression que Joe Biden est élu président des États-Unis. Ce qui n’est toujours pas le cas.

Comme un exemple de ce qui se fait, il vous suffit de voir la page de Wikipedia qui parle du “president elect” (président élu).

Voici la page telle qu’elle était dimanche 8 novembre. Vous constaterez la dernière phrase qui décrit exactement ce qui se passe en ce moment: “If the result of an election…” (Si le résultat d’une élection n’est pas clair ou disputé, personne n’est déclaré “president elect” jusqu’au moment où la dispute est résolue).

Même page le jour d’après, cette phrase a disparu.

Et même page aujourd’hui (15/11-2020): Wikipedia prétend que le terme a été utilisé par les médias depuis des dizaines d’années (ce qui est faux) et que donc, peu importe ce qui se passe, ce qui vaut, en gros, c’est ce que disent les médias.

Pour l’instant, les votes sont toujours en comptage, au vu du nombre de fraudes qui ont été rapportées. Joe Biden n’a pas encore gagné. La seule façon de gagner et d’être nommé “President Elect” est lorsque les voix sont comptées et que la personne est nommée gagnante ou si le candidat désigné comme perdant résigne. Ce que Trump ne fait pas et ne fera pas.

C’est ce qui s’est passé en 2016, Hillary Clinton a admis sa défaite après quelques jours et Trump pouvait être appelé “president elect”. C’est à ce moment que les médias ont commencé à parler destitution et à le traîner dans la boue: On a parlé d’une implication de la Russie dans les élections. Après deux ans, il s’est avéré que la Russie n’avait rien eu à voir avec cette élection donc on est passé à autre chose. Les médias n’ont pas retransmis la nouvelle que c’était une fausse accusation, ils ont fait comme si de rien n’était et sont passés à autre chose.

Et aujourd’hui, on vous fait croire que le comptage est terminé et que Trump est tout simplement un mauvais joueur qui ne veut pas admettre sa défaite.

Hors c’est faux. Voici les dates de comptage qui restent à certifier:

  • Arizona (date de certification: 30 novembre)
  • Georgia (date de certification: 20 novembre)
  • Michigan (date de certification: 23 novembre)
  • North Carolina (date de certification: 24 novembre)
  • Pennsylvania (date de certification: 23 novembre)
  • Wisconsin (date de certification: 1 décembre)

Seulement si Biden remporte ces États, il pourra être président-elect et prendre le poste de président à partir de janvier 2021. Mais il suffit à Trump de gagner quelques uns de ces États pour se voir réélu (et l’Arizona est gagnée d’avance).

Le gentil Joe Biden

Enfin, il est impressionnant de voir comment on présente Joe Biden. Comme une bonne personne, bien gentil et tout doux.

Il est politicien professionnel depuis 1972 et n’a rien fait de marquant pendant toutes ces années. Lors des débats, il n’a pas été capable de montrer une seule chose qu’il ait faite.

Il est aujourd’hui le politicien le plus corrompu des États-Unis.

Joe Biden s’est présenté plusieurs fois à l’élection présidentielle dans le passé, mais il a dû renoncer assez vite parce qu’il avait recopié intégralement les discours d’autres politiciens et se les était attribués.

Cela a bien entendu été découvert, car c’était une époque où les journalistes faisaient toujours leur métier, et il a donc été obligé de laisser tomber la course à la présidence.

Il a un passé raciste et a eu pour initiateur à la vie politique un haut responsable du Ku Klux Klan, Robert Byrd.

Il a fait échouer la nomination à la Cour Suprême d’un grand juriste américain nommé Robert Bork. Il s’est conduit à son égard de manière si odieuse que s’en est devenu une expression aux États-Unis (to bork veut dire harceler et détruire la réputation de quelqu’un).

Il a tenté de faire échouer la nomination d’un autre juriste à la Cour Suprême, le juge noir Clarence Thomas, mais ça a échoué.

Il a utilisé son fils Hunter et son frère Jim pour mettre en place un système de racket vis-à-vis de gouvernements étrangers et pour vendre son influence à la Maison-Blanche au temps d’Obama.

Il y a le scandale ukrainien: Il a placé son fils, le drogué Hunter Biden, dans un emploi fictif en Ukraine

La liste est longue et personne n’en parle.

De toute façon, Joe Biden est aujourd’hui à la limite de la démence et ses gaffes font le tour du net, mais jamais des articles de journaux (comme confondre sa femme et sa soeur, ne plus savoir dans quel État il se trouve, dire des phrases et des mots sans suite…).

S’il devient président, cela ne prendra pas longtemps avant qu’il soit déchu de son poste et que la vice-présidente, Kamala Harris, prenne sa place.

Coup d’État

Ce qui fait peur dans tout ça, ce n’est pas que Trump éventuellement perde. C’est que:

1) Les médias ont soutenu Biden de différentes façons en en parlant comme de la huitième merveille du monde alors que c’est un politicien mou qui n’a jamais rien fait et qui est corrompu. Tout cela a été passé sous silence.

2) Les grands joueurs du net tels que Facebook, Twitter, Wikipedia et autre se sont mêlés de l’élection en faisant du “fact checking” (vérification de faits) alors qu’il s’agissait ici de diriger les pensées et de censurer.

3) Les médias et ces mêmes grands joueurs ont élu Biden président alors que le comptage est contesté et pas terminé.

4) Ces mêmes médias et grands joueurs ont déjà viré Trump de son poste: par exemple Facebook ne le nomme plus “président des États-Unis”, mais “candidat politique” alors qu’il est président des États-Unis même après la victoire éventuelle de son adversaire jusqu’en janvier 2021.

En gros, ces médias filtrent la réalité et donnent l’impression qu’il se passe quelque chose d’autre que ce qui se passe réellement. Ils ne décrivent plus la réalité, mais imposent une réalité.

Pour moi, c’est un coup d’État, tout simplement. Et un coup d’État de cette envergure, ça fait très peur.

J’en suis arrivé à me demander que si, après le décompte des voix, Trump repart pour quatre ans, est-ce que cette nouvelle arrivera jusqu’au public ou va-t-on nous faire croire que le président des États-Unis s’appelle Joe Biden?

Si vraiment ces médias décrivent une autre réalité. S’ils plantent Joe Biden dans un décor en carton (comme c’est le cas aujourd’hui, il est présenté dans un bureau qui n’existe pas), si Wikipedia, Facebook, Google et autres le présentent comme président… dans quel monde vivrons-nous alors? Dans quelle réalité?

Ne dites pas que ce n’est pas possible, c’est exactement ce qui se passe en ce moment même.

Ça ne vous fait pas peur, vous? Moi, si. (Cyril Malka)

2 réflexions sur “Coup d’État médiatique”

  1. Bonjour Cyril,
    Je ne suis pas assez au fait de la politique américaine pour avoir eu connaissance de ce que vous expliquez sur Biden. Je suis d’accord sur la manipulation d’envergure des médias et ce depuis longtemps. Même si on essaye de prendre les infos sur des sites sérieux et si on essaye de croiser les sources, on n’a aucune garantie qu’on lit la vérité. C’est terriblement inquiétant, et la conséquence du moins en France c’est que les gens ne savent plus qui ou quoi il faut croire et se tournent vers des sources d’informations attirantes et faciles comme Facebook ou tweeter. Là naïvement ils croient trouver de vraies infos alors que c’est le meilleur endroit pour se faire avoir par les fakes news. Les théories du complot ici, genre le film « hold up » qui pullulent et ont une audience incroyable en sont malheureusement la preuve, dans cette période très compliquée les gens ont besoin de boucs émissaires. Les réseaux sociaux leur en fournissent , c’est terrifiant. Comment revenir à la raison collective je ne sais pas.
    Bonne journée
    Amicalement
    Agnès

    1. Cyril Malka

      Bonjour, Agnès,

      Ce n’est pas seulement vous qui ne saviez pas, beaucoup d’Américain en savent tout aussi peu et ce, tout simplement parce que les médias n’en parlent pas.

      Tenez, le scandale des cages dans lesquelles les immigrés illégaux mexicains sont retenus par exemple. C’est une invention de Biden et d’Obama, mais les médias n’en ont jamais parlé.

      Par contre, lorsque le gouvernement est devenu Trump, les médias ont montré ces photos comme si c’était quelque chose inventé par Trump.

      Si Biden passe, on n’entendra plus parler de ces cages. Elles seront toujours utilisées, mais on n’en parlera plus.

      Les journalistes ne font plus leur boulot, ils se contentent de recopier ce que disent d’autres journaux ou ce qu’il y a sur Twitter ou Facebook. C’est franchement devenu du n’importe quoi.

      Mais oui, en ce moment, ça craint! Et ces sites: Google, Wikipedia, Facebook, Twitter et autre ont tout simplement trop de pouvoir. Il va vraiment falloir faire quelque chose.

      Comment revenir à la raison collective? Bonne question que vous posez là. S’il vous vient une idée, je suis preneur 🙂 Personnellement je trouve qu’il va falloir légiférer sur tous ces sites laveurs de cerveau qui nous formattent (ou font de leur mieux pour le faire).

      Bonne journée à vous et bonne semaine.

      Amicalement,

      Cyril

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour haut de page